des photos... de plongée, de voyages, de voitures et motos anciennes, et puis quelques coups de gueules
Ma belle mère nous à quitté il y a quelques jours. Je souhaitais lui conscrer quelques mots et finalement je me contenterai de ce texte écrit et lu par une de ses petites filles loors de la cérémonie.
Savez-vous tricoter ? Oui ! Mais tricoter en marchant ? C’est un peu différent !
Notre grand-mère tricotait en marchant, autour du jardin de La Ribeyre par exemple, qu’elle a tant aimé.
On aurait dit qu’elle pouvait crocheter ou tricoter presque instinctivement, sans y penser… et n’importe où, laissant parfois son ouvrage pour aider l’un de nous ou pour accomplir une tâche secondaire, et le reprenant au gré de son temps libre.
Et comme un symbole de celle qui raccommode ce qui est défait et reprise ce qui semble irréparable, elle a été pour nous d’un grand secours dans les périodes de tourmente affective et elle nous a souvent « raccommodés » !
Elle fut une ancre pendant notre adolescence, quand on courait se réfugier chez elle. Souvent nous n’avions pas besoin d’en dire beaucoup, elle devinait assez bien quand ça n’allait pas. Mais elle écoutait beaucoup et nous soutenait toujours.
Nombre de nos souvenirs sont liés aux repas et aux bonnes choses de la vie…
Rare si l’un des petits-enfants ne repartait pas à la fin de chaque visite avec des clafoutis, un pâté de pommes de terre, une tarte, un peu de soupe… et c’était autant de réconfort pour les soirs de semaine un peu pressés et où l’on devait se concentrer sur les études ou le travail.
Je la revois, le regard attentif, penchée sur la table où s ‘étalait cette pâte, ses mains travaillant sans faillir à préparer ce qui allait enchanter nos petits ventres et nos cœurs.
Le goût de sa confiture de mûres sur les tartines du petit-déjeuner évoquera à jamais l’enfance et, comme la madeleine de Proust, nous y ramènera toujours.
C’est là, dans le souvenir de ces préparations culinaires, celles qui demandent du temps et du cœur, qu’il nous faudra la retrouver.
Et comme dans les repas avec tous les cousins, quand nous étions attablés à savourer avec délice ce que les petites mains besogneuses avaient confectionné, il faudra encore se souvenir d’elle lorsque nous la félicitions et qu’avec son humilité, elle baissait le visage, une main à sa joue et disait : « oui, ce n’était pas trop mal… »
Elle était comme cela notre grand-mère…
Au Revoir Mémé Paulette.